
Le tribunal a statué que le XRP n'était pas un titre, en s'appuyant sur les preuves d'un avocat bénévole qui a dépensé 75 000 $ pour poursuivre l'affaire.
Un juge fédéral a réprimandé les avocats de la SEC pour avoir manqué de « fidélité à la loi » et avoir agi de manière hypocrite pendant l'affaire XRP.
La SEC continue de faire face à des défaites juridiques, avec des sanctions dans l'affaire Debt Box et des accusations de mensonge et de mauvaise conduite devant les tribunaux.
La SEC a été critiquée pour sa conduite dans des affaires très médiatisées telles que celles du XRP et de la Debt Box. Les universitaires et les critiques ont des inquiétudes à l'égard de l'agence, et plusieurs juges fédéraux ont remis en question son éthique. Lorsqu'un juge a déclaré que les avocats de la SEC n'avaient pas fait preuve d'une « fidélité fidèle à la loi » lorsqu'ils travaillaient sur l'affaire XRP, une affaire qui a suscité de nombreuses controverses concernant la crédibilité de la commission.
Les décisions judiciaires soulignent les manquements de la SEC
La bataille juridique autour du XRP a impliqué un avocat bénévole, John Deaton, qui a eu gain de cause dans l'affaire concernant le statut juridique du XRP. Comme mentionné précédemment, le juge a conclu que le XRP lui-même n'est pas un titre, ce qui a eu un écho dans le monde des crypto-monnaies.
Lors de la découverte, Deaton a présenté au juge les noms de 75 000 détenteurs de XRP, dont 627 du Massachusetts, pour qu'ils puissent disposer des données que ce dernier a utilisées pour parvenir à une conclusion. Cela a été considéré comme un coup dur porté à la campagne de la SEC visant à renforcer la répression des crypto-monnaies.
Après la décision de la Cour d'appel fédérale sur le XRP, la procédure de la SEC a été jugée arbitraire et capricieuse, ce qui constitue une norme juridique très élevée à ne pas franchir. Cette décision s'ajoute au nombre croissant de décisions fustigeant la SEC pour son régime d'application incohérent et sans doute imprudent.
L'affaire Debt Box suscite de nouvelles allégations
Dans une autre bataille juridique, la SEC a été sanctionnée pour avoir menti au tribunal lors de l'affaire Debt Box. Un juge fédéral a sanctionné l'agence pour ce qui a été décrit comme une fausse déclaration intentionnelle et d'autres formes de mauvaise conduite. Cette sanction remet encore davantage en question l'intégrité de l'agence dans le traitement de questions juridiques sensibles, en particulier dans ses tentatives d'étendre sa portée réglementaire.
La combinaison de ces affaires a suscité la frustration de plusieurs secteurs, y compris des législateurs qui supervisent la SEC. Pourtant, comme l'ont souligné certains observateurs, il n'y a pas eu de réaction publique forte de la part des membres du Congrès, en particulier ceux qui siègent à la commission bancaire du Sénat.
Ce silence a fait sourciller, surtout à la lumière des déclarations de la sénatrice Elizabeth Warren, qui a suggéré qu’elle ne voulait pas placer le président de la SEC, Gary Gensler, « dans une situation difficile ».
